Cartes
Vidéos

Nos dossiers...
Connexion...
 
Liste des membres Membres : 84

Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne :
  Anonymes en ligne : 7

Total visites Total visites: 213564  

Record connectés :
Record connectés :Cumulé : 61

Le 14/06/2008 @ 04:38


Webmaster - Infos
Bulletins 2006 - Août 2006
Navigation parmi nos "Bulletins 2006" Précédent
Suivant
Bulletin du Front SDF Aout 2006

BULLETIN DE LIAISON


Bruxelles-Flandre-Wallonie


Mensuel août 2006, n°105




La dépendance engendre la violence
L’autonomie, assure la croissance


Mon propriétaire m’a obligé de quitter mon logement. Je reviens le soir et toutes mes affaires sont sur le pallier.

Expédition à Barvaux : le propriétaire prétend que c’est le locataire qui a quitté volontairement son logement. Au tribunal, sauf présence de témoins crédibles, c’est le locataire qui est en tort.

Prochaine réunion du Front à Bruxelles le mardi 12 septembre 10h30




Non à l'assistanat

Revendications et propositions principales d’associations de SDF de Bruxelles, Liège, Charleroi, Leuven, Anvers etc…..
Revendications regroupées lors d’un colloque à Bruxelles au mois de juin



Constats: la situation des SDF s’est un peu améliorée depuis une quinzaine d’année grâce à leur combat, des lois ont été rendues applicables, des services se sont multipliés. Pourtant de nombreuses lacunes subsistent tant au niveau de Bruxelles que dans l’ensemble du pays. Elles sont d’autant plus intolérables que la richesse et le luxe s’affichent de plus en plus, ce qui augmente la souffrance causée par la fracture.

De nombreux SDF se voient dans l’obligation de rejoindre les grandes villes comme Liège, Charleroi, Namur, Bruxelles ou Anvers car il y a trop peu de structure d'accueil de nuit dans leur région. En Flandres, seule la ville d’Anvers possède un abri de nuit. C’est le même constat pour le faible nombre de logements de transit.

De nombreux SDF sont tentés d’accepter le petit logement qu’on leur propose. Pourtant d’un côté, ils craignent la solitude, et d’autre part, ils savent qu’ils seront pénalisés à cause du taux cohabitant s’ils vivent à deux ou à trois. Or, ils ont besoin d’argent pour payer leurs dettes parce que dès qu’ils ont un domicile privé, les cadavres sortent du placard (les huissiers reprennent la chasse).

De nombreux SDF auraient pu éviter la rue, ou en sortir plus rapidement, s’ils avaient mieux connu leurs droits.
De nombreux SDF se voient exclus d’abris de nuit ou de maison d’accueil à cause de leur animal de compagnie.

De nombreux SDF se plaignent de ne pas être pris en considération et respectés comme des êtres humains à part entière : les structures publiques des villes ne tiennent pas compte d’eux. Les fontaines publiques d’eau potable disparaissent du paysage, de même que les urinoirs et W-C publics. L’accès à des douches est rendu presque impossible, surtout en été lors de la fermeture des structures d’accueil. Bien souvent leur liberté de circulation est entravée par à cause de leurs paquets : pas de consignes adaptées à leurs besoins.

Plus d’une fois, des gens de la rue ou des personnes précarisées « pètent les plombs » et rompent tout contact avec leur assistant social. C’est ainsi qu’ils se retrouvent à la rue et y restent.


Propositions
Mesures fédérales ou régionales:

supprimer la pénalisation du taux cohabitant. Nous rappelons que la Belgique a été montrée du doigt en l’an 2000 comme violant les droits économiques et sociaux des chômeurs par la Commission ad hoc des Nations Unies. Elle devait mettre de l’ordre pour le mois de juin 2005 (cinq), mais c’est le black out total du côté du Gouvernement et des partis politiques.

Organiser une sorte de péréquation entre les villes pour soutenir financièrement les grandes villes en vue de l’accueil des SDF. Si une ville de x milliers d’habitants ne possède pas d’abri de nuit ou n’a pas y.. logements de transit, elle doit alors payer une certaine somme qui tombe dans un pot commun qui vient en aide aux grandes villes qui possèdent ces structures. La France a innové dans ce sens.

Soutenir l’accès aux logements communautaires pour les personnes fragilisées

Faciliter l’accès aux transports publics: c’est en partie réalisé en Flandre et à Bruxelles, mais pas en Wallonie.

Mesures communales: + de dignité

multiplier les logements de transit et soutenir les logements communautaires.

assurer un nombre suffisant de fontaines publiques d’eau potable, de w-c et d’urinoirs dans les villes, grandes ou petites, il s’agit du respect des plus démunis.

Assurer une information correcte des droits et des moyens de les obtenir grâce à des brochures accessibles à tous et disponibles à la poste, maison communale, bureau de police etc…

Faire en sorte que les personnes sans abri soient traitées dignement dans les abris de nuit. Bien des SDF se plaignent d’être obligés de dormir avec leurs habits de la journée, et ne peuvent utiliser des vêtements de nuit. Or, plus d’une fois, ces personnes doivent se présenter au travail ou dans des bureaux officiels à 09h du matin et ne sont pas propres.

Il y a des douches dans les bains publics ou les nombreuses salles de sport: inventer un système qui permette aux gens en difficulté, pas seulement les SDF, d’avoir accès à des soins qui aujourd’hui ne sont plus un luxe.

Soutenir les maisons d’accueil pour SDF dans leur mission de dynamiser leur public et non de les infantiliser et les maintenir dans l’assistanat: trouver un système pour qu’ils puissent rentrer tard, mieux intégrer leurs hôtes dans la gestion et l’organisation de la maison. Faire en sorte que ce soit des chambres individuelles et non des dortoirs qui soit mis à la disposition des personnes.

Favoriser l’engagement de personnes ayant connu l’extrême pauvreté, dans des structures d’accueil.

Organiser un système de médiateur pour les maisons d’accueil, afin que la personne concernée puisse revendiquer ses droits par rapport à la maison qui l’accueille.



La dépendance engendre la violence
depuis quelques années, elle augmente dans les structures d’accueil

L’autonomie, assure la croissance
nombre de personnes ayant vécu l’extrême précarité retrouvent une nouvelle vie en sortant de la dépendance et en créant des actions de solidarité




Pour l’Union des SDF : José Parades et Jean Peeters






CHASSE DE MON DOMICILE PAR LE PROPRIETAIRE, CELUI-CI PRETEND CHEZ LE JUGE QUE J’AI QUITTE VOLONTAIREMENT

Certains propriétaires de petits meublés se font parfois justice eux-mêmes et ordonnent au locataire de quitter le logement souvent sous la menace. Parfois, ils vident eux-mêmes la chambre, prétextant que pour une chambre, il n’y a pas de contrat de location. Bien souvent les occupants de garnis sont des gens fragiles qui ne résistent pas aux menaces. Plus d’une fois le propriétaire passe aux actes en forçant la serrure pour débarrasser lui-même les effets du locataire. Ceux-ci sont jetés sur le palier ou sur la voie publique. Avant cela, il y a les menaces ou parfois des voies de fait, comme par exemple, un pistolet braqué sur la tempe du locataire !

Face à ces procédés, les précaires sont mal informés de leurs droits, ils craignent des représailles, ils se sentent impuissants et quittent les lieux sans autre forme de procès. Souvent, ils arrivent à la permanence après plusieurs jours sans éléments justificatifs pour entreprendre une action en justice.


Dans les commissariats, bien souvent les policiers refusent de prendre la déposition, car ils disent que ceci dépend du “civil”, que c’est un conflit entre citoyens qui ne peut être réglé que par le juge de paix, et qu’eux, les policiers ne peuvent rien y faire. Ils disent qu’ils ne peuvent agir que s’il s’agit du «pénal », c’est à dire d’une violation flagrante de la loi. Certains policiers vont même jusqu’à réprimander le locataire, estimant que c’est de sa faute, car il ne payait pas le loyer.






Descente à Barvaux

Ce mardi 5 août, nous avons fait une expédition à Barvaux près de Marche en Famenne. Les gars de Charleroi avaient été informés qu’un père de famille, sa compagne et le bébé de quelques mois avaient retrouvé leur petit chalet entièrement vidé des biens, et la serrure changée. Comme ils étaient en retard de paiement et qu’ils avaient déjà été menacés, ils ont préféré fuir et se réfugier dans la famille.
Lors de notre « descente », nous avons été étonnés d’apprendre que comme par hasard, juste avant notre visite au bureau de police, le propriétaire était venu déclarer que le tribunal a décidé que le locataire devait quitter avant le 30 août. Mon locataire a disparu sans laisser d’adresse au début du mois et il a laissé les clefs dans la boîte aux lettres, je ne l’ai pas chassé.

Qui a tort, qui a raison ?
Actuellement au tribunal, c’est le locataire qui doit prouver, avec témoins, qu’il a été chassé physiquement, ce qui est difficile à faire.

Nous demandons donc de modifier la loi et d’appliquer le même traitement que quand un travailleur arrête de travailler : c’est le patron qui doit prouver que le travailleur a quitté volontairement le travail, et qu’il n’a pas été chassé par lui.

Ici, ce serait au propriétaire de prouver que le locataire est parti de sa propre volonté.

Renversement de preuves

Nous demandons donc le « renversement de preuves »: c’est le propriétaire qui doit trouver des témoins pour prouver que le locataire a quitté volontairement le logement



PROCHAINE REUNION DU FRONT: mardi 12 septembre 10h30





Navigation parmi nos "Bulletins 2006" Précédent
Suivant

Date de création : 29/10/2006 @ 22:13
Dernière modification : 14/06/2008 @ 03:55
Catégorie :
Page lue 2185 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


http://babelleir.eu
Traducteur
      
      
  
Infos: Front des SDF
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
Captcha
Recopier le code :
Archives des nouvelles
+ Année 2010
+ Année 2009
+ Année 2008
+ Année 2007
+ Année 2006
Nouvelles des Amis
Musiques
Flux RSS du site
Recherche



^ Haut ^